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Les villes de demain : comment limiter l’impact de la crise ?

Après le COVID, il est certain que les dirigeants des villes réfléchiront à différentes manières de protéger leurs citoyens et leurs entreprises contre les dommages que nous avons vus cette année.

Dans cet esprit, nous posons à Nicolas Jordan, COO, Actility-Abeeway, quelques questions concernant l’impact du COVID pour lui.

Quel est l’impact de cette crise dans votre secteur d’activité et quels en seront les conséquences?

Il a deux dimensions, la première organisationnelle : l’impact est minime car les services restent opérationnels, sauf la logistique qui est plus impacté mais nous avons adapté les plateformes logistiques en fonction de la situation.

La deuxième économique : impact plus important mais il est trop tôt pour le dire, nous avons une filiale qui fabrique des trackers mais l’usine a été mise en quarantaine avec des décalages de commandes qui vont avoir lieu.

Il y aura bien entendu des retards sur les projets mais on en saura un peu plus dans 15 jours, les clients avec qui nous sommes en contact, veulent cependant, finaliser leurs commandes.

Pensez-vous que la situation actuelle incitera les entreprises à proposer de nouvelles solutions ?

On constate l’émergence de nouvelles demandes, comme la capacité de surveillance, les gens veulent connaitre les positions de certaines personnes malades notamment en Asie où il est plus facile de prendre des mesures de ce type. Il y a des systèmes qui permettent d’identifier les personnes avec une prise de température.

Entre autres, avec un partenaire, nous créons des montres connectées avec des prises de températures, notamment pour les personnes âgées, à destination des maisons de retraite par exemple. Ce produit est déjà disponible et on reçoit des demandes actuellement.

Comment la ville et les territoires de demain pourraient limiter l’impact des différentes crises sur la vie sociale et économique ?

La ville quand elle est connectée, elle peut mieux comprendre ces flux sûrs : la maintenance des équipements, la circulation des personnes, l’environnement, la lumière, la pollution, le bruit, la gestion des déchets, on a aussi des demandes concernant la localisation des camions, de faire sortir les personnes quand la benne à ordures arrive, d’avoir des parkings intelligents. C’est-à-dire, de pouvoir bénéficier de statistiques avec des retours précis et de mieux maitriser ces différents flux.

Il y a aussi d’autres possibilités comme la remise de contravention dans les villes et tout ce qui est autour de l’énergie avec la redirection des réseaux électriques pour une meilleure connaissance des points importants de consommation.
Actuellement il y a une baisse de 15% d’énergie du réseau avec la crise. C’est compliqué pour les opérateurs responsables de la sécurité des réseaux électrique de gérer l’équilibrage du réseau. Si vous avez trop de courant ou pas assez, vous avez un black-out mais il est difficile d’estimer les prévisions donc c’est un casse tête pour les ingénieries. L’internet des objets permet de connaitre en temps réel la consommation pour aider le fonctionnement global du réseau électrique. Ce sont les« Smart Grid ».

Quels sont les facteurs qui permettraient d’accélérer l’adoption des solutions smart dans nos villes?

La tendance est là. Tous les jours des nouveaux cas d’usage pour la ville sont imaginé par les acteurs de la ville.

De plus, l’IOT permet de matérialiser le progrès dans une ville, on voit toujours les trains en retard mais jamais ceux qui sont à l’heure. Les retours économiques sont tout à fait établis.

Incontestablement, tout ce qui est autour des économies énergétiques, oui, les politiques locales ou nationales, ont beaucoup de points d’interactions pour agir.
Quand on voit Les candidats municipaux que l’on rencontre lors des événements dédiés autour des élus, la ville intelligente fait partie de leur intérêt mais cela ne fait pas encore partie de leur discours.

L’IoT permet de maximiser la disponibilité des énergies vertes non polluante par la prédiction des conditions météos attachée à la consolation temps réel des énergies.

En France, les réseaux peuvent être monitorés, on peut faire réagir la ville en fonction des niveaux de besoins. L’IOT permet aussi de gérer plus intelligemment le parc des bornes de voiture, car si 300 bornes fonctionnent en même temps, il ne faut pas attribuer l’énergie de la même manière à toutes les bornes, il faut faire en fonction des besoins et du nombre de véhicule connecté. Si un médecin se gare, il doit être prioritaire par exemple.

Est-il important d’aborder ce type de problématique sur InnopolisExpo?

Oui incontestablement. Nous soulignerons l’importance de mutualiser les réseaux pour faire du multiservice avec une meilleure gestion de la sécurité, de l’énergie, de la mobilité… ?

Quel serait votre message sur un salon comme Innopolis Expo?

Les retours d’expérience sur les grands déploiements avec tous les cas d’usages, on en a beaucoup, avec des retours chiffrés précis.

Les technologies que l’on déploie sont totalement accessibles aux petites et moyennes villes, économiquement c’est à la portée de toutes les municipalités
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